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27.10.2007

Les problèmes commencent

Oui, les problèmes ont commencé à la fin de la deuxième semaine.
Le vendredi soir, j'ai participé à un repas de gala à N., il y avait des personnalités locales, les directeurs et gérants des établissements de cure, le maire et le conseiller régional qui était placé à côté de moi et qui m'a semblé gaga car il a été incapable de retenir mon nom et semblait me prendre pour quelqu'un d'autre. Le lendemain je m'aperçois que j'ai perdu ma montre, j'y tiens beaucoup car elle m'a été offerte par mes clients et amis de Saint-Renan.
Pour joindre le restaurant où j'ai dû la perdre la veille au soir, j'essaie de me servir du téléphone de la maison thermale, pas moyen, il fallait un code que ni le groom, ni Mahalon, ni sa secrétaire n'accepte de me donner.
Pas de problème, j'irai jusqu'à N. en voiture. Je me dirige vers la parking où je l'avais garée le premier soir, mais ne la retrouve pas.
-On m'a volé ma bagnole !!!
Le gardien tente de me calmer en me racontant que le mécanicien (qui comme par hasard, me travaille pas le samedi) l'aurait mise à l'abri des intempéries. Mais il ne m'indique pas comment retrouver mon véhicule.

25.10.2007

La cure

Tout a commencé par quinze jours presque idylliques. Je trempais dans des bains d'eau chaude délicieusement parfumée, j'étais massée, enveloppée d'huiles essentielles. Guidée par un coach je faisais ma gym tantôt dans la piscine, tantôt sur des appareils de musculation. Je me promenais dans le parc et passais aussi beaucoup de temps à papoter avec les autres curistes...
Mais je ne peux pas vous en dire trop car j'ai promis de ne pas divulguer les noms des gens que j'ai rencontré ni la raison de leur présence à la "maison thermale". L'avocat que j'ai consulté après ma "libération" m'a bien expliqué que si je devais témoigner au sujet de Mahalon, je restais sous le sceau du secret en ce qui concerne les clients. C'est vraiment dur de connaître les peines de coeur de XXX et de ne pas pouvoir en parler. Je sais aussi, mais je ne vous le dirai pas, qui a fait un lifting cet été, puis a dû rester loin de tout photographe tant que les marques autour de ses yeux n'étaient pas totalement disparues. Et je dois taire bien d'autres choses encore...

Je ne sortais jamais seule du domaine car Mahalon et son attaché de presse me proposaient de les accompagner à des cocktails, à un concert un peu ennuyeux, et même au repas annuel des directeurs de maison de cure dans un bon restaurant de N. Je pensais que mon rôle était d'être une sorte de doublure. Comme la plupart des vrais curistes étaient des personnes plutôt connues qui cherchaient à protéger leur vie privée, Mahalon avait choisi une personne au physique parfaitement banal et pouvant être n'importe qui pour l'accompagner, c'était donc moi.

19.10.2007

Suzanne se jette dans la gueule du loup

Et j'ai accepté de rester dès que j'ai été sure de ne rien avoir à payer et que les arrhes que j'avais versées pour la réservation au Grand hôtel de N. me seraient remboursées. J'avais peu d'obligations en retour :
-être coiffée, maquillée et habillée par l'assistante de l'attaché de presse;
-participer avec les responsables de la Maison Thermale à quelques manifestations de promotions;
-accepter que des photos de moi soient publiées;
-mais par contre, ne prendre personnellement aucune photo.
J'ai donc dû laisser mon téléphone portable dans le coffre fort de la comptabilité. La secrétaire a eu la gentillesse de se brancher pour moi sur internet pour envoyer un message à ma fille et prendre de ses nouvelles.

18.10.2007

L'aventure continue pour Suzanne

mercredi 27 juin
La chambre est plutôt confortable et le lit douillet, j'ai bien dormi. A mon réveil il fait presque beau, ce n'est pas le grand soleil car le ciel reste gris, mais la pluie et le vent ont cessé . La femme de chambre qui m'apporte le petit déjeuner, m'invite à retrouver le Docteur de Mahalon dans son bureau à 11 heures. Je m'y rends.

-"Si je vous comprends bien, vous souhaitez effectuer une cure thermale à N. Avez-vous un dossier médical ?"
Je lui présente la lettre de mon médecin que je gardais précieusement dans mon sac à main. Mahalon la lit, la tend à sa secrétaire pour qu'elle fasse un photocopie, puis m'invite à visiter son établissement.
C'est immense et sobrement luxueux : Mahalon me promène au pas de course en m'indiquant les trois parties de son domaine : la résidence, qui est la partie hôtelière, a la facade d'un petit château mais l'intérieur d'un hôtel de luxe, les thermes et la source chaude qui jaillit au milieu un patio tropical , et la clinique dont je n'ai vu que l'extérieur.
Durant la visite, il m'explique ce qu'il attend de moi : il m'offre une cure, soins et hébergement, si j'accepte de me laisser photographier par son attaché de presse et de participer à quelques manifestations de pomotion de sa "maison thermale".
-" Pourquoi pas?"
-" Détendez-vous, profitez du domaine, je vous retrouve dans la salle de restaurant à midi et vous proposerai un contrat."




Lisez-vous mon histoire ? Est-ce que ça vous intéresse que je continue ?

10.10.2007

Au sec mais en plein mystère

Ce n'est pas le moment d'abandonner, je me gare, tâtonne sous le siège du passager pour extraire un parapluie du fouillis habituel des objets de première nécessité que j'y laisse traîner. Et, bravant la tempête, je sors demander mon chemin.
Le gardien qui vient ouvrir la grille et le conducteur de la grosse voiture me regardent tous les deux d'un air effaré avec des yeux de merlans frits. Soudain, le conducteur prends une décision : "-Madame est bretonne, comme moi, nous allons la recevoir au salon. Suivez-moi s'il vous plaît !"
Nous remontons dans la voiture, la grille s'ouvre et nous arrivons devant une demeure d'allure imposante dont les pièces du bas sont bien éclairées. Je n'en crois pas mes yeux ... Deux grooms munis d'impressionnants parapluies nous attendent.
Je rejoins le salon presqu'au sec et mon compagnon se présente :
"-Tugen de Mahalon, directeur de cet établissement de soins, que puis-je pour vous ?"
Ma réponse doit certainement être confuse, mais il comprend quand même que je me suis perdue, et me propose de m'héberger provisoirement pour une nuit "à titre de geste commercial".
Je ne sais pas ce qu'il va essayer de me vendre, je me rappelle la mésaventure de mes voisins qui croyaient avoir gagné une semaine de vacances aux Balèares et qui sont rentrés propriétaires d'un appartement qu'ils n'ont jamais vu mais dont ils n'ont pas encore fini de rembourser le prêt.
Je ne tiens pas à poursuivre ma route sous la pluie et j'accepte l'invitation.

09.10.2007

le récit de Suzanne 1

Marie-Louise et sa fille ont fait tellements d'histoires à mon sujet que j'ose à peine reprendre ce texte pour vous dire la vérité... Dire que la petite étudiante, une charmante jeune fille bien élevée, est allée jusqu'en Grèce pour me "retrouver"
Alors j'ai décidé de vous écrire les faits de manière chronologique :
mardi 26 juin
Donc, j'accompagne aujourd'hui à Roissy ma fille Stéphanie qui va prendre l'avion pour Caracas, elle a obtenu, sa licence sur le tard, et maintenant un poste d'assistante dans un lycée, et je suis fière d'avoir une grande fille qui sait se débrouiller partout dans le monde, mais en même temps, je reste un peu triste de la quitter pour dix longues semaines. j'ai pris la voiture et continuerai mon voyage jusqu'à N. en Auvergne où j'ai prévu de faire une cure thermale. C'est, parait-il, tout droit, un trajet facile par l'autoroute. Il me suffira de prendre la sortie n°13. Tout en conduisant, je pense à cette sortie13 et au fameux article 13bis : "celui qui est baisé , est bien baisé" qui se trouve caché dans tous les contrats. Dans le cas présent, je n'ai trouvé que deux sorties 13 : Clermont Est et Clermont Nord. Et pourtant j'ai bien l'intention d'aller à l'ouest de Clermont, je me trouve bien emmm.... Prenons une décision, ça vaut mieux que de rester dans cet univers de perplexité : je mets mon clignotant et sors dès que possible. Au premier rond point, je suis contente et soulagée : un panneau :"Maison Thermale " m'indique un chemin à suivre. Ce n'est pas facile d'aller de panneau en panneau, dans le noir, la pluie et les lumières des phares envahissent mon champ visuel de reflets saoulants.
Faut prendre à gauche à 100 m, puis à droite dans une allée qui semble traverser une forêt. Pas un village à l'horizon, je savais pourtant que N. est une petite ville de 5000 habitants, mais là je suis vraiment au milieu de nulle part. Une voiture me suit, je vais ralentir pour qu'il ai envie de me doubler . Voilà, c'est chose faite, et je peux me guider avec ses feux arrière rouges. Mais au bout d'un kilomètre, la grosse bagnole ralentit devant une grille : "Maison Thermale ". Je suis arrivée quelque part, mais certainement pas au Grand Hôtel de N. où j'avais réservé.

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