« 2007-10 | Page d'accueil | 2007-12 »

21.11.2007

Suzanne va à Paris

-"Demain, nous partons à Paris !", m'annonce Charline un matin.
-"A Paris mais que faire ?"
-"Pour votre garde-robe d'hiver, il est plus que temps, vous savez, les créateurs seront débordés en septembre."

Je n'imagine pas avoir besoin d'une telle garde-robe en hiver à Saint-Renan, ni même pour rendre visite aux plus BCBG de mes copines brestoises mais la perspective de rendre visite à des "créateurs" parisiens ne me déplaît pas, ne serait-ce que pour avoir le plaisir de raconter ça à ces mêmes copines.

Et nous voilà toutes les deux parties dans la belle voiture, conduites par le chauffeur taciturne. A Paris nous occupons l'appartement de la belle-mère de Mahalon, partie je ne sais où dans une autre de ses résidences. Je suis prévenue que les voisins et le personnel qui la voient peu à Paris risquent de me confondre avec elle, le plus simple est de ne pas y faire attention.

Le vaste appartement est au quatrième d'un immeuble propre et bien tenu. On voit la tour Eiffel de la salle de séjour, mais ma chambre, bien heureusement est au calme du côté de la cour et je n'ai vue que sur des balcons et des terrasses fleuries.

19.11.2007

et c'est reparti pour un tour...

Je m'amuse tant que je ne vois pas les jours passer et que la fin de mes trois semaines de cure approche. C'est presqu'à regret que le samedi je demande ma valise à la femme de chambre.

Cinq minute après, Mahalon déboule dans ma chambre :
-"Non, vous ne pouvez pas nous quitter déjà, c'est contraire à notre convention."

Je ne me souvenais pas que nous avions parlé de date de départ lorsque j'avais accepté sa proposition et j'avais pensé que la durée du séjour correspondait à la durée de la cure remboursée par la sécu.
-"Cela n'a rien à voir avec la sécurité sociale, réplique Mahalon, j'ai besoin de vous, vous savez de mieux en mieux représenter mon établissement et vous prenez de l'assurance. Je vous ai formée et je vous garde."

Je me sens assez flattée et ne dis rien. Me voilà partie pour rester.


Note à ceux qui prennent le blog en marche :
le récit se poursuivant dans l'ordre chronologique, pour bien comprendre l'aventure extraordinaire de la reine du kig ha farz, il vaut mieux commencer à lire le récit par la note du 9 octobre et remonter.
N'oubliez pas de mettre des commentaires qui aiguiseront mon imagination.
Bisous à tous !

18.11.2007

autour du 14 juillet

La veille du quatorze juillet un autre plaisir m'a été réservé, celui de rendre visite à un célèbre horticulteur, d'admirer ses plus belles roses, malheureusement un peu abîmées par les pluies de ses dernières semaines et de me balader dans son magnifique domaine. Il m'a semblé reconnaître parmi les visiteurs une copine de Brest, mais mon chauffeur, soudain pressé ne m'a pas laissé le temps de lui parler.

Il faut dire que le lendemain, fête nationale a été une journée chargée : réception chez un député, parade de vieilles voitures, feu d'artifice avec champagne et petits fours... Tout cela me tourne un peu la tête et je joue à être une riche propriétaire en villégiature, cela amuse Mahalon qui rentre dans mon jeu.b150c7a858c64e8a45c95c2e18b39c27.jpg

Sur la photo, on ne voit que mon chapeau. Ca vous donne une idée de l'ambiance.

17.11.2007

suite du récit de Suzanne

Petit à petit, les jours suivants, Mahalon et les employés de la maison thermale finissent par se radoucir et se montrer aussi sympa avec moi qu'au début de mon séjour. Il n'est toujours pas question que je me déplace dans la région avec ma petite 205 hors d'âge mais si le chauffeur est disponible je peux utiliser la Jaguar de l'établissement ... Et j'en profite.
Je suis allée jusqu'à Clermont-Ferrand avec Charline l'assistante chargée de communication pour choisir des chaussures et un sac en harmonie avec mon nouveau look. Ca me faisait un peu rigoler au début de m'habiller dans le style "Madame Chirac", mais je m'y suis habituée et maintenant je l'apprécie. Tous les vêtements que l'on m'a prêtés sont bien coupés et un couturier a pris la peine de faire quelques retouches, si bien que même en tailleur de marque je me sens aussi bien que dans mon jogging "Armor Lux" si confortable. Avec Charline nous avons compulsé des magazines de mode et j'ai pris beaucoup de plaisir à choisir des accessoires aux tenues qui m'avaient été imposées.

09.11.2007

une photo qui explique bien des choses

853fd39489443d9a0f75c26a91531f4b.jpg
Voilà la photo prise d'une chambre d'hôtel à N. quand ma montre a été retrouvée par le couple de Martiniquais. Si j'avais su qu'on pensait à moi pendant que je me prélassais dans le luxe de la maison thermale, et que j'essayais de comprendre les manigances de Tugen de Mahalon !

05.11.2007

Prison dorée

C'est donc le lundi que je commence à me poser des questions, Mahalon est totalement inabordable et ses collaborateurs semblent courir dans tous les sens sans faire attention à mes demandes. Dès que j'ai fini mon petit déjeuner, je cherche le mécanicien qui va me rendre ma voiture, mais la secrétaire de direction se précipite :
-"Le Docteur de Mahalon ne souhaite pas que vous sortiez non accompagnée du domaine, c'est une question d'image de marque."
Elle me propose alors diverses activités pour les jours suivants : nouveau soin de la peau aux extraits floraux, essayage de vêtements... Mais moi je préfère surtout me promener.
En fait trois jours se passent sans que je puisse sortir du parc. Chaque fois que j'en ai l'intention, un membre du personnel accourt et me repousse vers l'intérieur sous un prétexte ou un autre.

04.11.2007

Une prison dorée ?

Bon, je râle un petit peu, puis me demande comment on a pu déplacer la voiture sans la clé. Je fouille dans mon sac à main : toutes mes clés, vraiment toutes mes clés, celles de la voiture, de la maison, de la boîte à lettres de l'association "brodeuses sans frontière" dont je suis la secrétaire... toutes mes clés, donc, ont disparues.

En vitesse, je retourne dans ma chambre et commence à faire l'inventaire de mes biens, je vide les tiroirs et retourne les poches de tous mes vêtements, des miens et de ceux que l'attachée de presse m'a prêtés. Pas de clé. La femme de chambre vient voir ce qui se passe et m'annonce naïvement qu'elle a remis mon trousseau au garagiste à sa demande, et me propose de s'occuper elle-même de la recherche de ma montre.

Je passe donc un week-end sans ma voiture, et sans quitter le domaine car Mahalon, qui les jours précédents semblait si intéressé à se faire photographier en ma compagnie, semble préoccupé par des problèmes qui me dépassent et ne songe pas à sortir.
Le dimanche soir, enfin, la femme de chambre me tend triomphalement ma montre qui aurait été retrouvée dans le jardin du restaurant. Je comptais, le lendemain, récupérer ma voiture et aller à N. remercier la personne qui a pensé la remettre à la réception de l'hôtel. Mais les choses ne sont pas si simples...


3ccb7da1a281ea589896cfb9e073183c.jpg

Toutes les notes