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28.12.2007
il manquait le dernier chapitre
Mais au moment de sortir en traînant ma valise à roulettes, je trouve la porte de ma chambre fermée à clé. Me voilà prisonnière ! Je frappe, cogne la porte, donne des coups de pieds tout en criant, mais rien n'y fait. Ce petit jeu se prolongera trois jours, je ne vois que Charline ou la cuisinière qui m'apportent les repas mais m'adressent à peine la parole. J'ai pris le temps d'imaginer un message de détresse sous un code secret mi Breton mi Français que j'envoie à ma voisine sur la carte postale de Paris où j'avais indiqué d'une croix la position de mon immeuble, mais l'avenir me dira que c'était peine perdue car si mes geôliers ont bien accepté de la poster et si ma voisine a compris le message, elle n'a pas cherché l'indice de l'autre côté de la carte.
Trois jours plus tard, Mahalon est venu me chercher en personne, comme j'étais fatiguée et découragée je l'ai suivi en ne rouspétant qu'un tout petit peu. Il m'a demandé comme une faveur de rester jusqu'à la fin de la saison, et j'ai repris mes habitudes à la maison thermale, j'étais vraiment bichonnée et n'avais pas tant que ça envie de partir.
Mais ce fut bientôt la fin de l'aventure : un matin, une véritable furie est entrée dans ma chambre accompagnée de deux policiers en civil, c'était Ann'sim à la recherche de sa mère. Ma véritable identité a été facile à prouver et le pot aux roses à découvrir.
Fin.
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07.12.2007
Suzanne se rebiffe
Je compte aussi acheter des cartes postales mais depuis plusieurs semaines, je n'ai fait aucune dépense personnelle et n'ai pas pensé à aller chercher de l'argent à la banque. J'ai, en monnaie, à peine de quoi m'acheter une carte et un timbre que je m'apprête à payer lorsque Charline et le chauffeur font irruption dans la boutique. Ils semblent paniqués :
-"Que faites-vous ici seule ? Le docteur de Mahalon ne veut pas que vous sortiez sans nous !"
Le commerçant qui doit penser que j'ai perdu la tête, me rend rapidement la monnaie et je rentre à l'appartement très vexée, encadrée par mes deux gardes du corps.
Il faut que j'ai une explication avec eux et je leur annonce que bien que je m'amuse beaucoup depuis que j'ai accepté l'invitation de leur patron, il est hors de question que je ne sois pas libre de mes mouvements et, si ce n'est pas le cas, je préfère partir tout de suite. Tant pis pour les essayages et les photos de mode. Il trouveront certainement une autre vieille plus coopérative pour être leur mannequin.
-"Mais c'est vous que le Docteur a choisie, il nous a donné des consignes strictes et nous licenciera tous les deux ainsi que probablement la cuisinière et la gouvernante si nous vous perdons." rétorque Charline.
Elle exagère certainement et je retourne dans ma chambre rassembler mes affaires et préparer ma valise. Comment faire pour la voiture qui est restée en Auvergne ? Elle est, je l'espère toujours à l'abri dans son garage et je trouverai bien le moyen de la récupérer. Pour le moment, je compte aller en métro jusqu'à Montparnasse et prendre le prochain train pour Brest, je tâcherais d'utiliser ma carte bancaire pour acheter mon billet.
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04.12.2007
à Paris
Une bonne nuit de sommeil, et me voilà prête pour découvrir la capitale. Charline tient à m'accompagner et nous flânons dans les rues. Elle a eu soin de prendre des rendez-vous avec des couturiers et, d'essayages en retouches les trois premiers jours passent vite . Comme il est bien convenu que les vêtements ne m'appartiendront pas, Charline les paye avec la carte bancaire de la maison thermale. Je fais comme si je restais avec eux toute l'année, mais pense bien rentrer en Bretagne dans une ou deux semaines, dès que l'attachée de presse aura pu prendre les photos de moi dans mes nouveaux atours.
Il n'y a pas bizarrement pas de téléphone dans l'appartement, et encore moins internet, je ne peux donc plus communiquer avec ma fille à Caracas comme je le faisais à la maison thermale : la secrétaire tapait les messages que je lui dictais et m'imprimait les réponses de ma fille. Il faudrait donc que je trouve un "cyber-café". Je sais que ça existe, ne sais pas comment ça fonctionne mais je ne suis pas plus bête qu'un autre et arriverai certainement à me débrouiller.
Je vérifie la présence dans mon sac à main du papier que ma fille m'avait préparé avant son départ avec son adresse y mèle et toute une série de codes et d'instructions cabalistiques, et me dirige vers la maison de la presse au coin de la rue. Il n'y a pas beaucoup de magasins dans ce quartier plutôt résidentiel mais je pense qu'ils sauront me renseigner pour m'expliquer où je peux trouver internet.
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