15.10.2008
dans la navette
L'homme trop bien habillé pour voyager dans une navette de curistes se met ensuite à téléphoner en faisant profiter tout le bus de sa conversation :
-" Oui on passe devant une petite place où il y a un parking... Non, un bureau de tabac, on tourne à gauche, je vois la maison rose... Attendez..."
Il se lève, gardant le portable toujours collé à son oreille et demande à la conductrice de s'arrêter.
Deux jeunes hommes en bleu de travail montent et conversent à voix basse avec l'homme au portable puis repartent emportant la jolie sacoche dont le propriétaire reste dans le bus sans paraître affecté. Il téléphonait toujours quand je suis descendue à l'arrêt de la Crapaudine.
Sachant quels escrocs vivent dans cette région (ceux qui ne connaissent pas mon histoire de l'an dernier sont invités à remonter tout le blog en débutant à la première note de juin 2007) j'imaginais être témoin d'une affaire louche, mais à mon retour en ville j'ai vu les deux gars sortir du bâtiment de la source et ranger leurs outils dans une camionnette.
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14.10.2008
petite promenade
Ce matin, j'ai décidé de prendre la navette pour aller me promener autour des étangs de la Crapaudine, à la sortie de la bourgade.
En octobre, ici, la campagne est bien plus belle qu'en Juin. En effet, à la belle époque des villes d'eau, c'était à la mode de planter des espèces d'arbres différentes venant de tous les pays du monde, ce qui fait dire à la pub de l'office du tourisme que N. et ses environs constituent le plus bel "arboretum" de France. Et en automne, les feuilles de ces arbres qui ont eu presqu'un siècle pour prendre de l'ampleur, prennent des tons chauds et variés.
Me voici donc dans la navette qui ramasse les curistes devant leur hôtel ou au camping, et les mène à la cure, et vice-versa. A dix heure du matin, nous sommes peu nombreux : une dame allant jusqu'au supermarché faire ses courses tout en se plaignant de la récente fermeture de la boulangerie de la rue Duparc, ce qui l'oblige maintenant à monter au bourg tous les jours. Et un homme portant costume cravate qui extrait d'une belle sacoche en cuir marron un agenda électronique sur lequel il tapote nerveusement.
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11.10.2008
A partir de maintenant c'est Suzanne qui bla(o)gue
Me voilà donc depuis presque une semaine à N. les Bains.Comme vous l'avez compris, cette année, mon voyage, en train ne m'a pas apporté les mêmes aventures que l'an dernier lorsque j'ai eu l'idée sotte de rejoindre seule N. en voiture.
La maison thermale ayant été rachetée par une société japonaise, et de toutes façon hors de portée de mon budget, j'ai choisi de loger à l'Hôtel des Eaux-Chaudes, sur la grande place. Et depuis lundi dernier, je passe chaque jour trois heures aux thermes. Massages, bains calmes, bains alternés, illutations ... sont mon lot quotidien.
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06.10.2008
la suite du voyage
Le train arrive enfin à Nantes en ayant rattrapé la moitié de son retard.
En gare de Vannes, je n'avais pas pu acheter un billet pour continuer mon voyage car le guichet est fermé le dimanche matin et que le seul automate fonctionnant ne délivrait que des tickets TER, mais je savais qu'à Nantes j'avais le temps avant le train suivant.
Je fais donc la queue devant le guichet des "départs immédiats".
-"Vous arriverez à Montluçon à 22h36, m'annonce la guichetière. Le train de Marseille ne s'arrête pas à Tours car il y a des travaux sur la voie, il faut passer par Paris."
Nous parlementons, et finalement elle me vend trois billets différents en me précisant bien que si je rate une correspondance, je n'aurais pas à me plaindre. Je m'installe donc dans le TGV en direction de Marseille qui part et arrive à l'heure à Saint Pierre des Corps puis emprunte une série de petits trains, un bus et un taxi qui me mènent à l'hôtel où le repas du soir m'attendait encore.
Mettez des commentaires !!!!!
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début de voyage plein d'imprévus
Dimanche, 8 heures du mat...
Une trentaine de personnes attendent sur le quai mouillé tentant de se mettre à l'abri du vent en se rapprochant des distributeurs automatiques (hors d'usage) quand le haut parleur grésille :
-"Votre attention Mesdames Messieurs, le train TER numéro "truc machin chose" à destination de Nantes partira avec un retard estimé à .....10..... minutes."
Chacun estime en silence : vaut-il mieux, pour se mettre à l'abri dans la gare redescendre les marches humides, suivre le couloir souterrain puis remonter un escalier tout en traînant ses bagages? Ou rester sur le quai supporter stoïquement les intempéries ?
Je choisis la deuxième solution et extirpe Kway et bonnet de la valise.
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De nouveau, enfin, le haut-parleur :
-" Le train Ter en provenance de Quimper et à destination de Nantes partira voie...2. Eloignez-vous de la bordure du quai...etc..."
Et je monte dans le wagon qui, dans les années 60 nous menait en colonie de vacances. Oui, oui, le même ! Repeint en vert glauque et gris-jaune et dont les rideaux, en tissu vert plissé ballottent en cliquetant car il manque toujours un crochet dans la glissière. Le trou des toilettes, (que nous sommes priés de ne pas utiliser pendant l'arrêt du train en gare) donne toujours directement sur la voie. Mais, tout aussi incroyable et tout aussi vrai, c'était propre et il y avait du PQ !!!
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05.10.2008
Ca y est Suzanne revient !!!!!
Le blog va de nouveau être alimenté, bientôt les nouvelles aventures de la reine du kig ha farz.
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28.12.2007
il manquait le dernier chapitre
Mais au moment de sortir en traînant ma valise à roulettes, je trouve la porte de ma chambre fermée à clé. Me voilà prisonnière ! Je frappe, cogne la porte, donne des coups de pieds tout en criant, mais rien n'y fait. Ce petit jeu se prolongera trois jours, je ne vois que Charline ou la cuisinière qui m'apportent les repas mais m'adressent à peine la parole. J'ai pris le temps d'imaginer un message de détresse sous un code secret mi Breton mi Français que j'envoie à ma voisine sur la carte postale de Paris où j'avais indiqué d'une croix la position de mon immeuble, mais l'avenir me dira que c'était peine perdue car si mes geôliers ont bien accepté de la poster et si ma voisine a compris le message, elle n'a pas cherché l'indice de l'autre côté de la carte.
Trois jours plus tard, Mahalon est venu me chercher en personne, comme j'étais fatiguée et découragée je l'ai suivi en ne rouspétant qu'un tout petit peu. Il m'a demandé comme une faveur de rester jusqu'à la fin de la saison, et j'ai repris mes habitudes à la maison thermale, j'étais vraiment bichonnée et n'avais pas tant que ça envie de partir.
Mais ce fut bientôt la fin de l'aventure : un matin, une véritable furie est entrée dans ma chambre accompagnée de deux policiers en civil, c'était Ann'sim à la recherche de sa mère. Ma véritable identité a été facile à prouver et le pot aux roses à découvrir.
Fin.
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07.12.2007
Suzanne se rebiffe
Je compte aussi acheter des cartes postales mais depuis plusieurs semaines, je n'ai fait aucune dépense personnelle et n'ai pas pensé à aller chercher de l'argent à la banque. J'ai, en monnaie, à peine de quoi m'acheter une carte et un timbre que je m'apprête à payer lorsque Charline et le chauffeur font irruption dans la boutique. Ils semblent paniqués :
-"Que faites-vous ici seule ? Le docteur de Mahalon ne veut pas que vous sortiez sans nous !"
Le commerçant qui doit penser que j'ai perdu la tête, me rend rapidement la monnaie et je rentre à l'appartement très vexée, encadrée par mes deux gardes du corps.
Il faut que j'ai une explication avec eux et je leur annonce que bien que je m'amuse beaucoup depuis que j'ai accepté l'invitation de leur patron, il est hors de question que je ne sois pas libre de mes mouvements et, si ce n'est pas le cas, je préfère partir tout de suite. Tant pis pour les essayages et les photos de mode. Il trouveront certainement une autre vieille plus coopérative pour être leur mannequin.
-"Mais c'est vous que le Docteur a choisie, il nous a donné des consignes strictes et nous licenciera tous les deux ainsi que probablement la cuisinière et la gouvernante si nous vous perdons." rétorque Charline.
Elle exagère certainement et je retourne dans ma chambre rassembler mes affaires et préparer ma valise. Comment faire pour la voiture qui est restée en Auvergne ? Elle est, je l'espère toujours à l'abri dans son garage et je trouverai bien le moyen de la récupérer. Pour le moment, je compte aller en métro jusqu'à Montparnasse et prendre le prochain train pour Brest, je tâcherais d'utiliser ma carte bancaire pour acheter mon billet.
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04.12.2007
à Paris
Une bonne nuit de sommeil, et me voilà prête pour découvrir la capitale. Charline tient à m'accompagner et nous flânons dans les rues. Elle a eu soin de prendre des rendez-vous avec des couturiers et, d'essayages en retouches les trois premiers jours passent vite . Comme il est bien convenu que les vêtements ne m'appartiendront pas, Charline les paye avec la carte bancaire de la maison thermale. Je fais comme si je restais avec eux toute l'année, mais pense bien rentrer en Bretagne dans une ou deux semaines, dès que l'attachée de presse aura pu prendre les photos de moi dans mes nouveaux atours.
Il n'y a pas bizarrement pas de téléphone dans l'appartement, et encore moins internet, je ne peux donc plus communiquer avec ma fille à Caracas comme je le faisais à la maison thermale : la secrétaire tapait les messages que je lui dictais et m'imprimait les réponses de ma fille. Il faudrait donc que je trouve un "cyber-café". Je sais que ça existe, ne sais pas comment ça fonctionne mais je ne suis pas plus bête qu'un autre et arriverai certainement à me débrouiller.
Je vérifie la présence dans mon sac à main du papier que ma fille m'avait préparé avant son départ avec son adresse y mèle et toute une série de codes et d'instructions cabalistiques, et me dirige vers la maison de la presse au coin de la rue. Il n'y a pas beaucoup de magasins dans ce quartier plutôt résidentiel mais je pense qu'ils sauront me renseigner pour m'expliquer où je peux trouver internet.
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21.11.2007
Suzanne va à Paris
-"Demain, nous partons à Paris !", m'annonce Charline un matin.
-"A Paris mais que faire ?"
-"Pour votre garde-robe d'hiver, il est plus que temps, vous savez, les créateurs seront débordés en septembre."
Je n'imagine pas avoir besoin d'une telle garde-robe en hiver à Saint-Renan, ni même pour rendre visite aux plus BCBG de mes copines brestoises mais la perspective de rendre visite à des "créateurs" parisiens ne me déplaît pas, ne serait-ce que pour avoir le plaisir de raconter ça à ces mêmes copines.
Et nous voilà toutes les deux parties dans la belle voiture, conduites par le chauffeur taciturne. A Paris nous occupons l'appartement de la belle-mère de Mahalon, partie je ne sais où dans une autre de ses résidences. Je suis prévenue que les voisins et le personnel qui la voient peu à Paris risquent de me confondre avec elle, le plus simple est de ne pas y faire attention.
Le vaste appartement est au quatrième d'un immeuble propre et bien tenu. On voit la tour Eiffel de la salle de séjour, mais ma chambre, bien heureusement est au calme du côté de la cour et je n'ai vue que sur des balcons et des terrasses fleuries.
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